Télécharger l'app

Scanne. C'est dans ta poche.

QR Code — Dygest

Ouvre l'app Appareil photo, pointe sur le code. C'est gratuit à l'essai.

L'art de manger peu

L'art de manger peu

Dominique Loreau

Changer pour mincir

Écouter l'extrait du podcast :
0:00 --:--

Description

Dominique Loreau vit au Japon depuis des décennies, et c'est là qu'elle a vu autre chose : des gens qui mangent dans de petits bols, qui s'arrêtent avant d'être pleins, qui sortent de table légers. Pas par privation, par habitude. De ce contraste avec nos assiettes bombées, elle a tiré un livre, L'art de manger peu, où la minceur n'est jamais présentée comme une guerre contre soi, mais comme un rapport apaisé à la quantité.

Son point de départ, c'est une évidence qu'on préfère ne pas regarder : on mange beaucoup trop, et surtout, on a perdu la sensation de ce qui suffit. Les régimes, eux, se trompent de combat. Ils comptent les calories, interdisent des aliments, imposent des phases — et finissent presque toujours par rendre le corps plus lourd qu'avant. Loreau propose l'inverse d'une méthode : pas de liste d'aliments permis, pas de tableau, mais un déplacement de l'attention. Revenir à la faim réelle. Redonner de la valeur à ce qu'on met dans sa bouche.

Derrière la question du poids, il y a donc une question plus large, et c'est celle qui intéresse vraiment Loreau. Manger peu, ce n'est pas un sacrifice qu'on s'impose en serrant les dents, c'est une manière d'habiter sa vie. On y gagne une table, un corps, et peut-être un rapport entier aux choses qu'on possède et qu'on consomme.

La question que l’on se pose : Pourquoi manger moins, au lieu de nous priver, pourrait-il nous rendre plus légers — au corps comme à l'esprit ?Ce que l’on va voir : Comment un simple déplacement du regard sur l'assiette devient, chez Loreau, une discipline douce et presque une philosophie.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Trop plein, et l'habitude de l'excès

Loreau commence par un constat qu'elle refuse d'habiller en découverte scientifique : nos assiettes ont gonflé, et nous avec. Les portions au restaurant ont doublé en quelques décennies, les verres ont grandi, les paquets s'achètent en format familial même quand on vit seul. On s'est habitués à l'abondance au point de ne plus la voir. Le trop-plein est devenu la norme, et c'est précisément ce qui le rend invisible : personne ne se sent en excès quand tout le monde l'est.

Ce qui l'intéresse, ce n'est pas le chiffre sur la balance, c'est l'automatisme. On mange parce que c'est l'heure, parce que l'assiette est pleine, parce qu'il reste du pain, parce qu'on ne veut pas gâcher. La sensation de faim n'entre presque plus dans l'équation. On finit son plat par réflexe, on se ressert sans y penser, on grignote devant un écran sans même enregistrer qu'on a mangé. Le corps, lui, encaisse une quantité qu'il n'a jamais réclamée.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

02

Chapitre 2 — Manger peu, un geste qui s'apprend

Contre les régimes, Loreau oppose une idée presque désarmante de simplicité : il ne s'agit pas de manger autre chose, mais de manger moins. La nuance est capitale. Le régime interdit, classe, oppose les bons aliments aux mauvais, et installe dans la tête une tension qui, tôt ou tard, craque. Manger peu ne retire rien du répertoire. On peut tout garder — le beurre, le vin, le chocolat — à condition d'en prendre une quantité juste.

Sa pédagogie passe par le concret. De petites assiettes, parce qu'une petite assiette pleine rassasie plus qu'une grande à moitié vide. Des bols à la japonaise, qu'on tient dans la main, qui obligent à porter attention. Servir une portion unique et ne pas laisser les plats sur la table, pour couper l'automatisme de la reprise. Poser ses couverts entre chaque bouchée. Soigner la présentation, dresser joliment même pour soi seul, parce que l'œil se rassasie aussi. Ces gestes paraissent minuscules, mais Loreau insiste : c'est par le corps et par les objets qu'on change une habitude, pas par la volonté seule.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

03

Chapitre 3 — La faim vraie et la faim qu'on invente

Au centre du livre, il y a une distinction que Loreau ramène sans cesse : la vraie faim et la fausse. La vraie faim est physique. Elle monte lentement, se situe dans le ventre, accepte n'importe quel aliment simple — un fruit, un bout de pain suffit à la calmer. La fausse faim est soudaine, impérieuse, ciblée. Elle réclame du sucré, du gras, quelque chose de précis et tout de suite. Elle ne vient pas du corps mais de l'humeur.

Apprendre à les séparer, c'est le vrai travail. Loreau suggère de marquer une pause avant de manger, le temps de demander : est-ce que j'ai faim, ou est-ce que je m'ennuie, je suis fatigué, contrarié ? La plupart des fringales ne survivent pas à la question. Elles étaient des émotions déguisées en appétit. Une fois nommées pour ce qu'elles sont, elles perdent leur urgence, et l'envie de grignoter retombe sans qu'on ait eu à lutter. Un verre d'eau, une marche, une tâche entamée : souvent, l'appétit factice se dissout dès qu'on cesse d'y répondre par réflexe.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

04

Chapitre 4 — La table comme laboratoire de l'al­lè­ge­ment

Ce qui fait l'intérêt de Loreau, c'est qu'elle ne s'arrête pas au bord de l'assiette. Pour elle, manger peu n'est qu'un point d'entrée dans une pratique plus vaste, qu'elle poursuit livre après livre : la sobriété comme manière de vivre. La table est le laboratoire, mais le principe déborde partout. Le même geste qui consiste à prendre moins et mieux dans son assiette se décline dans le vêtement, l'objet, le logement, le temps.

L'idée n'est pas de se priver, c'est de choisir. On garde peu de choses, mais celles qu'on garde comptent. On mange peu, mais ce qu'on mange est bon. Dans les deux cas, le moins n'appauvrit pas, il concentre. Loreau décrit un plaisir qui se densifie à mesure que la quantité baisse : une belle pomme mangée lentement vaut mieux qu'un sac entier avalé distraitement, comme un seul beau pull vaut mieux qu'une armoire pleine de vêtements oubliés. L'allègement, chez elle, n'est jamais une soustraction triste.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

05

Conclusion

On était parti d'une assiette trop pleine et d'une sensation perdue, celle de savoir quand s'arrêter. Loreau ne la restitue pas par un régime de plus, mais par un déplacement du regard : écouter la vraie faim, ralentir, donner de la valeur à peu plutôt que de la quantité à tout. La minceur, dans son livre, n'est jamais le but — elle est la conséquence presque accessoire d'un rapport apaisé à ce qu'on mange. On ne lutte pas contre son corps, on renoue avec lui.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !